L’intuition, qu’est-ce que c’est ?
Dans La peau de chagrin, Balzac en 1831 nous parlait de l’intuition comme ce « pressentiment qui nous fait deviner ce qui est ou doit être ».
Le mot intuition, dans son étymologie latine, nous vient de intuitio, qui prenait étonnamment le sens de « vue, regard », et lui-même dérivé de intueri : « regarder attentivement; avoir la pensée fixée sur ».
Étonnant, car l’on pense souvent l’intuition comme un mouvement fantasque de l’esprit, le choix de “croire” quelque chose que l’on se raconte - une lubie, en somme. Il est certain que l’on ne se pointe pas à un examen de conduite en prétextant que l’on conduit “par intuition”, et que l’on ne monte pas dans l’avion du pilote qui affirme la même chose.
Mais si elle n’appartient pas à cette catégorie de savoirs, l’intuition relève malgré tout, dans l’histoire de l’humain, du domaine du sacré. Et comme le disait Albert Einstein lui-même, “la seule chose vraie et précieuse est l’intuition.”
Or, que nous en dit l’étymologie ?
Que l’intuition vient du fait de regarder attentivement, l’action de contempler. Sous-entendu, contempler « ce qui serait déjà là ». Intriguant, non ?
Aussi, il suffirait de regarder attentivement ?
Par l’hypnose, je rajouterais : sentir, goûter, laisser faire, s’abandonner.
Et si nous sortions nos petites antennes intuitives pour savoir enfin comment agir ?