La part animale

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C’est quoi, l’hypnose ?

À cela, il m’arrive de répondre : retrouver la part animale.

Je m’explique :
La transe (par cela j’entends, toute forme de transe) nous invite à un remaniement des perceptions sensorielles, psychiques, intuitives. La transe nous déplace en profondeur et nous fait accéder (sans nous y placer de force, du moins pour la transe hypnotique) à la part de nous qui ne réfléchit plus consciemment, mentalement, mais à cet autre part. Quelle est-elle ?

La part animale, c’est celle de nous qui sait sans réfléchir, qui voit sans avoir besoin de preuve, qui agit sans avoir besoin de comprendre.

C’est la part de nous qui sent le danger, mais qui sent aussi là où il est bon d’aller. C’est celle qui réagit rapidement lorsque nous sommes en phase avec elle ; celle qui nous précède, toujours.

Je suis toujours étonnée de voir à quel point je suis plus animale que je ne le pensais. Dans notre culture, tout ce qui s’apparente à l’animalité est devenu tabou ou mauvais : les pulsions sexuelles ont été diabolisée aux origines de la psychanalyse, au travers de la perception froide et terriblement étroite de l’inconscient par Sigmund Freud, la délectation par les sens condamnée par l’église et certains de ses penseurs éminents, l’intuition et l’émotion reléguées au rang de caprice féminin, “hystériques” et autres, bonjour.

Depuis les Lumières, nous sommes imprégnés de l’idée du bon humain civilisé (si possible masculin) ; dehors nos pulsions, dehors nos instincts les plus profonds, dehors notre lien avec le monde et la nature qui nous a pourtant mis au monde.

On peut citer ici Starwahk et son travail pour faire reconnaître le lien étroit entre féminisme et écologie, dans un mouvement conjoint de retour à l’intelligence naturelle et intuitive au travers de la figure de la sorcière. Selon moi, une porte ouverte salvatrice parmi d’autres vers la réunification d’avec notre part animale.

Moi, aujourd’hui, je suis fière de mon animalité.
Tout bien réfléchi, je n’y vois pas de problème.

C’est elle qui me rend un peu féroce en thérapie. C’est elle qui me permet de sentir ce qu’il se passe d’important dans une rencontre, peu importe si l’autre passe à côté. C’est à elle que je dois mon flair, ce flair étrange que je mets au service d’un métier et que j’apprends à peaufiner. C’est grâce à elle que je comprends mon chat comme s’il me parlait avec des sous-titres en prime.

Au fond, la part animale, c’est la part essentielle, celle qui ne nous appartient pas, mais semble avoir été offerte en cadeau.

Une lecture animale qui ne laisse pas indemne !

Une lecture animale qui ne laisse pas indemne !

Alors, comment faire ?

Se laisser aller au fauve en nous, à l’ours en nous, au chat en nous, et à tout ce qui, en nous, nous échappe pour le meilleur.
Je vous laisse découvrir, à votre bon gré, une musique qui me suit depuis tant et tant d’années, et que je ne peux m’empêcher d’associer…

à l’animalité.

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